|
Philippe |
Patrick |
Damien |
Sylvie |
Isabelle |
Catherine |
Bernard |
|
Christophe |
Anne-Sophie |
Benoît |
Jean |
Jacques |
Sophie |
Xavier |
|
Catherine |
Anne |
Marie |
Julie |
Olivier |
Géraldine |
Frédéric |
|
Thiery |
Marie-Pierre |
Jean-François |
François |
Nancy |
Elodie |
Jean-Louis |
|
|
|
Pauline |
Julien |
|
|
|
Number One (Grand cous' pour les intimes)
.jpg)
Un
gros bébé en 1962
Je
suis né à Courtrai le vendredi 13 juillet 1962. Un vendredi 13... ça
commençait bien. Personnellement, je ne m'en souviens plus très bien
mais il paraît que j'étais un gros bébé avec plein de cheveux noirs
et de grands yeux bleus. Un peu comme Carmelo, le marchand de glaces
qui passait dans la rue à l'époque. Il faut dire que maman avait des envies de glace
pendant sa grossesse et en mangeait chaque jour. Les yeux bleus sont devenus verts après un
ou deux ans. Allez savoir pourquoi.
Mes parents souhaitaient une fille et le prénom était tout choisi:
Caroline. C'est peut-être pour ça que j'avais tant de cheveux. Mais
je tiens à rassurer tout le monde, la comparaison s'arrête là.
Je ne devais pas être très
content à l'époque parce que je pleurais souvent. Et pourtant, ce
n'est pas faute d'avoir été dorloté par mes oncles et surtout mes
tantes. Ben, il faut dire que j'étais le premier (Number One) d'une longue lignée
de cous' et que pour les jeunes sœurs de mon papa, je devais être la
poupée de service. Hum!
Après 14 mois, un petit frère est né: Patrick, le 8 septembre
1963. J'étais content. Enfin
quelqu'un avec qui jouer. Nous voilà, là, sur la photo. Mon frère
est beaucoup plus beau aujourd'hui. On avait déjà un sacré look pour
l'époque...
.jpg)
Une
maman coiffeuse
Maman, Rosane, était coiffeuse. Elle travaillait à la maison et
avait de nombreuses clientes. A l'époque on commençait les journées
tôt le matin et on terminait tard le soir, on travaillait le samedi et
le dimanche matin, elle faisait les coups de peigne. Autant dire que
je ne la voyais pas beaucoup. Elle est née en 1938, à Ledegem. Elle
est d'origine flamande. Son papa était marchand de bestiaux et sa
maman, Elisabeth, institutrice. C'était ma grand-mère et ma
marraine. A l'époque, les institutrices, ça ne rigolait pas, ma
grand-mère était très stricte sur l'éducation.
.jpg)
Mon frère et moi, on
se souvient qu'un jour, elle nous a poursuivis avec un grand bâton
parce qu'on n'était pas rentrés à l'heure pour le dîner.
Heureusement que nous courions plus vite qu'elle. Le meilleur
souvenir que j'ai d'elle, c'est quand elle nous racontait des
histoires et particulièrement celle de Smetje Smee, avec le diable
Lucifer. Depuis, j'ai repris le flambeau et je la raconte à mes
enfants et mes élèves. C'est sans doute elle qui m'a donné envie de
devenir instit'.
Comme ma grand-mère Elisabeth était très stricte sur l'éducation,
elle a envoyé ma maman dans un pensionnat, chez les sœurs de
l'Enfant Jésus à Mouscron. Maman y a appris tout ce qu'on apprenait
aux jeunes filles à l'époque, c'est-à-dire, tout ce qu'il faut
savoir pour être une femme au foyer. Comme elle avait de la suite
dans les idées, à la fin de ses études, ma grand-mère fit engager ma
maman au service de l'épouse du Docteur Locufier à Luingne. Elle y
est restée plusieurs années.
.jpg)
Je suis allé une fois en visite au château "Locufier"
quand j'étais petit. Je me souviens d'une cage avec un grand
perroquet et surtout d'un énorme chien. Aussi grand qu'un veau. Il
prenait plaisir à traverser la pièce en courant et à poser son
énorme gueule baveuse sur mes genoux. Moi, je n'osais pas bouger.
Toutefois, ma maman, à l'époque, en jeune fille moderne, ne
souhaitait pas garder ce statut de bonne. Elle rêvait de coiffure.
Elle profita alors de ses moments libres pour apprendre les bases
du métier et obtint son diplôme. C'est ce métier qu'elle
a exercé jusqu'à sa pension.
Maman a toujours aimé les activités manuelles. Elle a une âme
d'artiste. Lors des soirées d'hiver, elle nous apprenait à dessiner,
colorier, coudre, tricoter, broder. (Elle voulait une fille hein!!!)
Avec elle, j'ai tricoté un ours, j'ai brodé un portrait de
marin-pêcheur... Maintenant qu'elle est pensionnée, elle continue à
apprendre son savoir faire aux enfants du quartier. Les parents
apprécient. Elle s'est aussi mise, avec beaucoup de succès, à la
confection de bouquets et de montages floraux.
Un
papa aux mains en or.jpg)
Mon papa, Paul, est né en 1939, à Dottignies. Il était le
deuxième enfant d'une famille de onze. Sa maman, Béatrix, après
avoir été cabaretière à Dottignies, était femme au foyer. Normal avec toute cette
clique à s'occuper. Tandis que Fernand, son papa et mon parrain, était chauffeur
d'usine et travaillait en plus dans les fermes. On se demande
d'ailleurs souvent comment il a pu faire toute cette bande
d'enfants en travaillant autant.
Paul était un vrai garçon. Les 400 coups, il connaissait pour
les avoir bien pratiqués. C'est à l'école des frères qu'il a passé ses
primaires et
ensuite, il a appris la mécanique en section technique
au collège Saint Henri.
Comme de nombreux jeunes gens de l'époque, il
a très vite trouvé du travail dans une usine textile de la région,
chez Vanoutryve. C'est la première usine de Mouscron, en 1880, à
utiliser la force motrice pour faire fonctionner le métier. Mon papa
y sera mécanicien et montera les métiers à tisser. Il m'a emmené
parfois à l'usine. J'ai toujours été impressionné par ses
fantastiques machines. C'étaient vraiment des œuvres d'art, avec ces
nombreux fils suspendus, le va et vient de la navette, les
changements de position des fils... Par contre, le bruit, les odeurs
et l'idée de répétition du travail m'ont motivé dans la réussite de
mes études.
Lui non plus ne
souhaitait pas se satisfaire de sa condition d'ouvrier. IL a
toujours été persuadé qu'il pouvait faire mieux et qu'il était
capable de suivre des études. Il décida donc de
suivre des cours pédagogique en promotion sociale. Une fois son
diplôme obtenu, il fut engagé comme professeur de mécanique au
collège technique Saint Joseph à Comines. Il y termina sa carrière.
Durant toutes ses années, comme il avait des mains en or et pouvait
très bien forger une magnifique grille que de monter tout un système
de chauffage central, il était fort demandé. Plus tard, il nous a
beaucoup aidé à construire notre maison, Patrick et moi.
Parallèlement, dès son plus jeune âge, il jouait au football.
Bien que n'étant pas très grand et un peu enveloppé à l'époque, il
s'était fait remarquer au Stade de Mouscron. Mais pour différentes
raisons, il finit par rejoindre les rangs d'une équipe corporative,
la Juventa. Dès que mon frère et moi purent marcher, il nous emmena
voir les matches de l'Excelsior de Mouscron et aussi d'Anderlecht ou
de l'équipe nationale. Il nous inocula le
virus du foot.
.jpg)
Papa épouse maman
Mes parents se sont rencontrés à Luingne. Il semble que pas mal
de jeunes hommes avaient des vues sur la jeune flamande qui habitait
au château Locufier. Elle, d'éducation stricte ne se laissait pas trop courtiser. Il faut
croire que Paul avait trouvé la solution, le petit truc, car ils
finirent par sortir ensemble. Ils se sont rencontré lors d'un bal du
football club de Luingne. Paul avait remarqué immédiatement la jolie
brune qui rentrait au bal avec toute sa famille. Ainsi, après
avoir eu l'assentiment d'Elisabeth, il épousa Rosane le 19
août 1961.
Ils trouvèrent rapidement une maison dans la rue de la
Montagne ou ma maman ouvrit son salon de coiffure. Presqu'à côté du
Végé de Monique. Quelques années
plus tard, ils construisirent une nouvelle maison un peu plus bas
dans la rue, au numéro 22, presqu'à côté du nouveau Végé de Monique. Le terrain était celui d'une ancienne
briqueterie. A l'arrière de la maison, ce n'était que prairies et
champs.
C'est là que j'ai passé toute mon enfance, du moins celle
dont je me souviens. Avec les garçons du quartier, on a perpétué la
tradition des "400 coups".
A l'époque, il y avait très peu de voitures et donc, la rue était
à nous. On organisait des courses de vélo, des cyclocross, on allait
à "l'marotte à poires" à la ferme voisine où on avait établi un
quartier général secret dans les greniers de la grange avec un
passage secret pour s'enfuir en cas d'arrivée inopinée du fermier,
on grimpait aux arbres,... Je me rends
compte aujourd'hui, quand je
vois mes deux ados glander devant l'ordi ou la TV, de la chance
qu'on a eu de pouvoir ainsi tant jouer dehors. Le mur latéral de la
maison se souvient sans doute aussi de mon ballon parce que j'y ai
passé des heures à taper sur la balle du pied gauche pour
l'améliorer. Sur la photo, la rue est pavée. Un jour, en revenant à
la maison à vélo, avec plusieurs copains et Patrick, on s'est mis
subitement à sprinter. En pleine descente du Pont Blanc, secoué par
les pavés, j'ai perdu ma selle sans m'en rendre compte. Evidemment,
quand je me suis assis, j'ai fait un bond et... je me suis retrouvé
dans le mur de l'usine d'en face. Evidemment, hilarité générale des
copains et du faux frère. C'était une spécialité locale à l'époque
de se moquer du grand frère et s'est d'ailleurs un peu resté.
.jpg)
Déjà
tout petit, j'allais à l'école..jpg)
J'ai commencé ma carrière scolaire en maternelles, chez les sœurs
de Saint Charles à Luingne,
à l'âge de 2 ans. Bien trop jeune, ce qui me valut la chance de
recommencer ma première maternelle.
Je garde un excellent souvenir
de la troisième maternelle avec sœur Jean-Marie.
.jpg)
Ensuite, c'est dans la classe de frère Gilles que j'ai débuté mes
primaires à l'école des Frères Maristes. De la première à la
sixième, je ne garde que de bons souvenirs, autant des heures
passées
en classe que des récréations. A l'époque, on jouait au football
bien sûr mais
aussi aux billes, aux osselets, aux gendarmes et aux
voleurs. En hiver, on faisait des patinoires sur lesquelles on
glissait sans tomber. Il y avait aussi parfois des batailles en
rangs serrés des élèves francophones contre les élèves
néerlandophones. A l'époque, ce n'était qu'un jeu car on s'entendait
à merveille. A l'époque, on allait à l'école à pied, à plusieurs. On
s'amusait aussi beaucoup en rue. On faisait bien quelques bêtises,
mais rien de grave sauf peut-être quand on montait sur les arches du
Pont Blanc au dessus du chemin de fer.
Frère Gilles avait
une curieuse façon de nous motiver. En guise de punition, il nous
promettait du mazout. Il s'agissait d'une bonne clique sur les
fesses toutes nues. Il paraît que ça chauffait bien. Inimaginable
aujourd'hui... en tout cas, à l'époque, cette menace suffisait pour
que je me tienne à carreau.
Avec frère Gilles, papa, Patrick et moi, durant plusieurs années,
nous avons été
gilles.
On avait de vrais costumes et même le chapeau. S'était amusant mais
maman appréciait moins. Je ne sais pas pourquoi sauf peut-être que
les gilles honoraient chaque café rencontré et qu'à Mouscron, il y a
un café tous les 10 mètres.
Avec d'autres instits, on avait des récompenses. Avec
monsieur Didier, en deuxième, celui qui répondait le plus vite aux
tables de multiplications pouvait soit
aller plus tôt en récré, soit recevoir un choco. Comme j'étais gourmand et
que j'aimais jouer à la récré, je suis devenu un champion du calcul.
En cinquième, avec monsieur Marc, si on obtenait 20/20 en problèmes,
on recevait 10 francs et on pouvait aller acheter un Zéro (chocolat
blanc et pistache qui a disparu aujourd'hui) au magasin de la rue du
Bas Voisinage. Ca aussi, c'est inimaginable aujourd'hui mais c'est
peut-être pour ça qu'aujourd'hui, j'ai toujours un petit faible pour
les problèmes et défis mathématiques. J'ai eu mon, diplôme de
primaire dans la
classe de mon oncle Paul. Je suis assez fier de cette année-là car
c'est la seule fois où j'ai
terminé premier de classe. J'étais peut-être pistonné.
.jpg)
Les louveteaux.
A cette époque, le dimanche matin, j'étais louveteau à la sixième
unité de Luingne. J'avais commencé très jeune, à 5 ans.
Heureusement, je n'étais pas en terres inconnues car parmi les
cheftaines, il y avait mes tantes Cécile (Balloo???) et Thérèse (Akéla).
Très vite aussi Patrick et Damien m'ont rejoint.
Dans l'ensemble, j'y ai passé de très bons moments. On avait un
super local dans les greniers de la maison paroissiale. J'y ai
appris beaucoup de choses. Surtout de savoir prendre mes
responsabilités. J'ai très vite été chef de sixaine. J'aimais bien
aussi les décorations sur le pull et la casquette. Je me souviens
avoir essayé d'obtenir le plus de brevets; j'en ai passé huit.
Alors, ça faisait plutôt joli les étoiles et le loup sur la
casquette, les bandes jaunes, les petits triangles et les écussons
sur le pull.
.jpg)
Il n'y a que la dernière année, au camp que ça s'est un
peu gâté. Je n'appréciais plus trop les jeux qui me semblaient trop
gagas. Alors, avec Patrick, Damien et
les frères Maes, on a fait la grève de la faim. Assis contre le mur
dans la cour, on se jurait qu'on tiendrait le coup mais... c'était
le jour des steaks frites et ça, c'était trop fort pour Damien qui
craqua. Moi, par contre, têtu, je n'ai pas cédé, et pour me punir, les cheftaines de l'époque
m'ont retiré toutes les décorations auxquelles je tenais tant.
Question psychologie, elles avaient fait très fort sur ce coup-là.
Heureusement qu'à la rentrée, je passais chez les éclaireurs. Là,
les choses étaient plus sérieuses. Dans les jeux, je me retrouvais
face à de grands castards de quinze ans qui y allaient à fond. Les
prises de foulard et le rugby dans la prairie défoncée m'ont
occasionné pas mal de bleus mais quelles parties de plaisir aussi.
J'aimais aussi beaucoup, lors des camps, construire les tables, les
feux,... en bois et cordes, les "hikes", les jeux de 36 heures, les
veillées, la totée... Une belle école de la vie.
.jpg)
De la sixième à la sixième
Après
la sixième primaire, tous mes copains avaient choisi de continuer
leurs études chez les frères, moi par contre, je ne me souviens plus
pourquoi je me suis retrouvé seul de ma classe au Collège Saint
Joseph. Bien qu'un peu intimidé au début, je me suis vite fais des
copains.
Au
collège, j'ai commencé en sixième et terminé en sixième. J'y ai vécu
les grandes années de chamboulements dans l'enseignement mais sans
en faire partie, toujours une ou deux années au-dessus. C'est à
cette époque que le rénové est né ainsi que la mixité. J'ai vu
arriver les premiers spécimens de filles dans une école de garçons.
Elles étaient très peu nombreuses et heureusement pour elles, elles
n'avaient pas froid aux yeux et les garçons avaient tendance à les
considérer comme
des
petites bêtes curieuses.
.jpg)
Après trois années en "modernes", j'ai
choisi la section "scientifiques". Je garde de bons souvenirs aussi
de mes secondaires. J'aimais beaucoup le français et les
mathématiques. J'ai d'ailleurs eu un prof de math génial les trois
dernières années: Camille Main. Voilà quelqu'un qui se souciait
vraiment de la qualité des apprentissages chez les élèves.
Actuellement, Rémy a un professeur de mathématiques du même acabit.
En classe, on a organisé de fantastiques chahuts
que les profs, intelligemment, nous laissaient vivre. Ca n'arrivait
pas souvent mais c'était des soupapes de décompression nécessaires
car on travaillait sérieusement et avec une bonne discipline. Les
chahuts étaient toujours organisés et réfléchis. Ce n'est pas comme
le chahuts permanents des jeunes aujourd'hui. Ils étaient organisés
dans le respect du professeur. La seule fois où ça a dégénéré, c'est
lors d'un acte spontané. Lors d'une visite mémorable de Saint Nicolas à l'étude,
quand les élèves lui ont sauté dessus pour lui arracher la barbe
afin d'avoir un trophée. Les punitions ont été à la hauteur du
méfait et Saint Nicolas fut prié de ne plus passer par l'étude
l'année suivante. On en rit encore.
Une proclamation de résultats par le directeur fut assez mémorable.
Nous avions offert un caneton à notre titulaire de classe. Lorsque
Petje (surnom du directeur) arriva, le canard était dans sa boîte au
fond de la classe. A chaque bulletin annoncé par le directeur, il
répondait par "coincoin", provocant l'hilarité générale. Petje ne
comprenant pas, s'était déjà retourné plusieurs fois vers le prof
qui distrait mis un long moment avant d'expliquer la situation. Une
autre blague fut de placer des poissons rouges dans un des nombreux
récipients en verre sur le bureau du prof de physique. Lui, ne
voyant évidemment rien donna tout son cours avec les poissons rouges
le regardant de leurs gros yeux globuleux. Rien de méchant en somme.
.jpg)
Mes passions
A
part avoir eu le plaisir de perfectionner ma "rétho", je suis passé
au travers de ces années sans problème particulier. J'avais quelques
passions, le football, le dessin et la musique.
.jpg)
La musique, j'en jouais. A 10 ans, mes parents m'avaient inscrit
à l'académie de musique. Le directeur me proposa le choix d'un
instrument, et je choisis la trompette et... me retrouvai à
apprendre la flûte avec une vieille fille comme prof. D'après le
directeur, en jouant de la flûte, je me préparais à jouer de la
trompette. Evidemment, pour lui, il s'agissait de répartir les
élèves dans les classes et comme mes parents, trop respectueux de
l'autorité, ont abondé dans son sens... Bien qu'étant assez doué,
j'ai détesté ça. Au bout de deux ans, j'ai pu arrêter. Depuis, j'ai appris à jouer de la
guitare et j'adore ça.
Au collège, j'ai aussi découvert le rock avec Pink Floyd,
Genesis, Jethro Tull, Machiavel, Mike Oldfield, ... et surtout Queen.
J'en suis un des plus grands fans. Les oreilles des clientes de ma
maman s'en souviennent encore. Ma chambre était juste au dessus du
salon et mes hauts parleurs avaient une puissance de 150 watts. Les
bigoudis s'enroulaient tout seuls quand je passais "We are the
champions" ou "Bohemian Rapshody".
A l'époque, ce que je souhaitais le plus, c'était de pouvoir
jouer au football. Malheureusement, mes parents m'interdirent
longtemps de m'inscrire à l'Excelsior pour des raisons que je ne
connais toujours pas. Ce n'est qu'à 15 ans, après avoir
lourdement insisté, que je pus enfin m'inscrire. J'étais scolaire à
l'époque et comme j'avais de bonnes dispositions techniques, suite
aux premiers entraînements, l'entraîneur décida de m'aligner
d'emblée en
provinciaux. Quel match!!! J'ai couru comme un fou tout le temps
et... je n'ai pas touché le ballon une seule fois. La semaine,
suivante, je jouais avec les régionaux. Malgré ma technique, le sens
du jeu collectif me manquait..jpg)
En août, je montais en juniors et cette année-là, il y avait la
catégorie des juniors UEFA. C'est là que j'ai vraiment progressé au
point de brûler rapidement les étapes et de passer par les juniors
provinciaux puis les réserves et enfin l'équipe première en moins de
deux ans. Il aura fallu d'un entraîneur, qui pour des raisons encore
obscures m'a cassé, pour que je ne vive pas l'aventure des montées
successives de promotion en D1. Les joueurs qui y ont participé
étaient de ma génération.
J'ai quand même passé de fantastiques
moments à l'Excel comme les tournois internationaux qui nous
permettaient de jouer contre les juniors de grandes équipes
européennes ou ce tournoi qu'on a failli gagner à Hambourg.
Les choses sérieuses commencent.jpg)
Après
les études secondaires, je pris le chemin de l'école normale de
Leuze en Hainaut pour suivre les cours psycho péda. Ce choix a
orienté la suite de ma vie puisque non seulement, je suis devenu
instituteur mais c'est sur les bancs de cette école que j'ai fait la
connaissance de ma future épouse, Nele.
Nele et moi avons eu la
chance de tomber dans une classe assez fantastique. On y comptait
des étudiants de diverses horizons mais surtout avec des caractères
et des passions aussi différents que marqués. Nous y avons passé deux
années mémorables tant en classe qu'en dehors.
C'est à la Saint
Nicolas (évidemment) lors d'un bal à Braine-le-Conte que j'ai déclaré ma flamme à Nele.
Nele est née à Mouscron, le 28 février 1962. Ses parents sont
originaires de la région de Poperinge. Une petite flamande quoi. Son
papa, Wilfried, décédé, était contremaître dans une usine française
tandis que sa maman, Marie-Louise, était femme au foyer. Elle a deux
sœurs, Elfriede et Gudrun. Ce sont des pigeons voyageurs puisque
l'une vit à Virton et l'autre à Saint Claude en Guadeloupe.
Le service militaire
Avant de travailler, j'ai bien été obligé de passer par la case
"Armée" ou j'ai été enrôlé comme sergent au Premier Chasseur
Ardennais à Marche-en-Famenne. En qualité de chef d'un peloton de
mortier, j'y ai connu quelques émotions: passer sous un char en
mouvement, fabriquer et lancer des cocktails Molotov, tirer une
salve de munitions chimiques, pratiquement prendre le pot
d'échappement rouge de chaleur du char dont j'assurais le commandement
dans la figure, ... En fait, 10 mois passés à surtout m'ennuyer.
J'y ai survécu.
.jpg)
.jpg)
Le mariage
Quelques semaines après ma démobilisation, le 22 juin 1985, Nele
et moi, nous nous passions la bague au doigt après être passé devant
Jean-Pierre Detremmerie qui se fit un plaisir de nous raconter, mais
juste pour nous hein!!!, un extrait du Petit Prince. Patrick et
Elfriede sont nos témoins à l'hôtel de ville.
Lors de la messe, en l'église de Luingne, Nele et moi n'avions
pas arrêter de rire. Bernard et Dominique, nos meilleurs amis,
étaient nos témoins religieux.
C'est à la salle paroissiale de Luingne que nous avons ensuite
convié la famille et les amis. Comme il ne fallait pas que ça coûte
trop, la veille, on avait tout installé nous-mêmes. Jusqu'à la sono
pour laquelle j'avais utilisé mon équipement et mes disques. Patrick
et les cousins se succédaient pour assurer l'ambiance. J'ai un
meilleur souvenir des mariages des autres. J'étais assez stressé. Il
fallait que tout se passe correctement.
.jpg)
La
maison
Pendant mon service, Nele s'était occupée de préparer notre petit
nid dans une maison louée à Luingne. On se contentait de peu à ce
moment-là. On se chauffait même au charbon avec un poêle pour toute
la maison. A l'étage, il faisait souvent glacial. Mais bon ce
n'était pas cher et ça nous permettait d'épargner suffisamment
d'argent pour acheter un terrain dans un des plus beaux quartiers de
la ville et y construire une maison.
Quelle aventure que celle-là car, la maison, nous l'avons
construite nous- mêmes,
en famille. Nous avons commencé par la cave à Pâques 1987 et le
reste à partir de Pâques 1988. Nous avions déniché un maçon flamand
un peu fou qui s'est chargé de l'ensemble du gros œuvre. Nous,
Patrick, papa et moi, nous lui servions de baudets de maçon. Des
baudets qui par moment, ne savaient plus où donner de la tête. Non
seulement, on commençait à 6 heures du matin pour terminer à 21h
mais en plus, étant inexpérimentés nous courrions un peu sots et
comme le maçon amusé en rajoutait,...
Pour situer un peu le personnage, quand un quidam s'approchait du
chantier, les mains dans les poches, Noël (le maçon), lui demandait
systématiquement s'il n'avait pas peur que ses couilles explosent et
devant le regard ahuri du curieux, il continuait:
"Sinon, tu n'as
plus de mains..." et tout ça dans un français lourdement accentué.
Toujours est-il qu'on a dû battre un record car le gros œuvre fut
terminé en 3 semaines. C'était obligatoire car nous travaillions
durant les congés de Pâques et avec la naissance de Rémy, je pus
profiter de 4 jours de congé de plus. C'était vraiment la course
entre le chantier, la maison et la maternité... Heureusement qu'on a
de l'énergie quand on est jeune. Patrick s'est occupé ensuite de
l'électricité et papa du chauffage et du sanitaire. On s'est
installés dans la maison en décembre 1988, puis, durant plusieurs
années on s'est occupé des finitions. N'étant pas vraiment manuel,
que du contraire, j'ai dû à plusieurs reprises me faire violence,
mais aujourd'hui, nous avons une maison bien confortable et dont
nous profitons beaucoup.
Encore
à l'école
En septembre 1985, deux mois après notre mariage, Nele et moi
trouvions du travail tous les deux dans la seule école où nous ne
souhaitions pas travailler tant la réputation de la directrice était
terrible. 22 ans plus tard, on y travaille encore et nos enfants y
ont passé une bonne part de leur scolarité.
L'Institut du Sacré-Cœur. La plus grosse école de Mouscron. Plus
de 800 élèves. Pas vraiment ce don on rêvait mais très vite, la
sécurité d'emploi. Nele s'y est fait balloter dans toutes les années
avant de se stabiliser comme professeur de Néerlandais après avoir
obtenu son approfondi de néerlandais. Moi, par contre, j'ai eu de
longues périodes: 7 ans en quatrième année, 10 ans en cinquièmes, 4
ans comme responsable de l'informatique et maintenant en sixième
année. Cette stabilité m'a permis de développer de nombreux projets
pour lesquels j'ai eu la chance et le plaisir d'être régulièrement
primé. A plusieurs reprises d'ailleurs pour des projets avec à la
base l'informatique.
L'informatique est une passion que je me suis découverte juste
après l'école normale. Après avoir suivi une initiation à Saint
Henri et avoir participé aux réunions du club Commodore d'Herseaux,
j'ai fait un graduat en informatique. Depuis, je me suis spécialisé
dans la création de médias: livres-photos, vidéos et surtout sites
web comme celui-ci par exemple. D'après Nele, j'y passe trop de
temps.
.jpg)
Rémy .jpg)
Le temps, c'est un peu ce qui nous manque actuellement avec les
activités de nos deux ados. Rémy a lui aussi attrapé le virus du
foot. Comme beaucoup de mouscronnois, il a commencé en diablotins à
l'Excelsior de Mouscron. Il y est resté quelques saisons durant
lesquelles il a eu l'occasion de jouer en "Nationaux" contre
Anderlecht
notamment. Ensuite,
comme beaucoup de Mouscronnois, il est parti à Luingne. Là, il est
tombé dans une chouette équipe qui a remporté plusieurs
championnats. Ils ont d'ailleurs réussi l'exploit, lors de la
dernière année de scolaire, de remporter la coupe "Het Volk". En
gros, la coupe de Belgique de Flandre (Traduction texto de ce qui
est écrit sur le socle du trophée reçu)
Cette saison, il a fait un pas de géant puisqu'il est passé de la
quatrième provinciale à la promotion à Lauwe. Il y joue en juniors
et parfois aussi en réserve. Depuis son arrivée, il a pris la bonne
habitude de marquer un but à chaque match. Il progresse plus vite au
foot qu'à l'école où il a pris l'habitude de prendre son temps. Il
suit la section transition à Saint Henri mais il ne sait pas encore
vraiment ce qu'il fera plus tard en dehors de... footballeur
professionnel.
.jpg)
Rémy
est né à Mouscron un vendredi 13 (Nondidjous!!! lui aussi) avril
1989. C'était le premier des arrières petits enfants et cela faisait
aussi 4 générations masculines. Quand il est venu au monde, il
ressemblait à un petit singe. Il avait de nombreux cheveux noirs
tout dressés sur le crâne et de grands yeux bleus. Il a gardé les
yeux bleus contrairement à son papa et a échangé la toison de singe
contre une magnifique chevelure blonde et bouclée contrairement à
son papa. Il a toujours été un petit garçon joyeux qui aimait rire
et s'amuser et malgré toutes les voies que nous avons essayé de lui
faire suivre (dessin, musique, judo...) il n'a qu'une idée en tête:
taper dans un ballon.
Aujourd'hui, c'est un ado de plus d'1m85 qui
oublie trop souvent qu'il aimait rire. Bon... ça reviendra.
.jpg)
Marine
C'est
un peu l'inverse avec Marine. Petite fille bougonneuse, elle est
devenue une ado souriante et très agréable. Elle est née à Mouscron
un dimanche 12 mai 1991, le jour de la fête des mères. Sa naissance
était évidemment prévue pour le 13 mais sa maman a fait un effort
tout particulier pour s'offrir le plus beau des cadeaux pour sa
fête. Elle aussi a les yeux bleus et les cheveux blonds
contrairement à... oui, on sait!
Depuis toute petite, elle se passionne pour la danse, le théâtre
et la chanson. Elle se verrait bien à la Star Academy 10. Elle suit
donc les cours de danse depuis ses 5 ans à l'Académie de Musique de
Mouscron.
.jpg)
Parallèlement, elle joue au volley et a comme son frère une
courbe
de progression intéressante. Avec son équipe, elle joue actuellement
la tête en provinciale 2. A l'école, elle a un parcours classique et
a choisi pour le moment la section "Math-Sciences-Langues" aux
Frères Maristes".
Voilà de nombreuses activités qui nous permettent d'avoir des
soirées bien remplies de chauffeurs de taxi.
.jpg)
Quelques photos récentes
|